Les affects de la politique
Frédéric Lordon
Versailles, Lyon 2ᵉ, Lyon 6ᵉ...
Ce que dit l'éditeurQue la politique soit en proie aux « passions », tout le inonde l'accordera sans la moindre difficulté. Autrement malaisé serait de faire entendre qu'elle ne connaît que cela, que les affects sont son étoffe même. La politique n'est- elle pas aussi affaire d'idées et d'arguments, protestera- t-on, et les « passions » ne sont-elles pas finalement que distorsion de cet idéal d'une politique discursive rationnelle ? Le point de vue spinoziste bouscule ces fausses évidences, en soustrayant la catégorie d' « affect » à ses usages de sens commun - les « émotions » - pour en faire le concept le plus général de l'effet que les hommes produisent les uns sur les autres : ils s'affectent mutuellement. Il n'y a alors plus aucune antinomie entre les « idées » et les affects. On émet bien des idées pour faire quelque chose à quelqu'un pour - l'affecter. Et, réciproquement, les idées, spécialement les idées politiques, ne nous font quelque chose que si elles sont accompagnées d'affects - autrement, elles nous laissent indifférents. En « temps ordinaires » comme dans les moments de soulèvement, la politique, idées comprises, est alors un grand jeu d'affects collectifs. Et pour tous ceux qui y interviennent, elle est un ars affectandi. |
RésuméEn se fondant sur la théorie des affects de B. Spinoza, le théoricien analyse les ressorts des passions politiques et en particulier pourquoi certaines injustices suscitent des révoltes populaires tandis que d'autres se heurtent à une passivité généralisée. Il explique que l'homme a besoin d'être touché pour agir. ©Electre 2026 |
Caractéristiques Auteur(s) Éditeur(s) Date de parution
6 octobre 2016
Collection(s)
Débats
Rayon
Éthique et politique
EAN
9782021343328
Nombre de pages
194
pages
Reliure
Broché
Dimensions
19.0
cm x
13.0
cm x
1.8
cm
Poids
214
g
|
![]() À propos de l'auteurFrédéric Lordon, disciple du philosophe hollandais Spinoza, voudrait voir se développer une économie politique fondée sur l'éthique et les sciences sociales. Directeur de recherche au CNRS, il s'intéresse aux crises du capitalisme actionnarial et des marchés financiers. |

