Figures du communisme
Frédéric Lordon
Versailles, Lyon 2ᵉ, Lyon 6ᵉ...
Ce que dit l'éditeurLe capitalisme détruit les existences. Il les détruit même deux fois. D'abord d'angoisse et de précarité en remettant la survie matérielle des individus aux mains de deux maîtres fous : le « marché » et l'» emploi ». Ensuite en rendant la planète inhabitable : surchauffée, asphyxiante, et désormais pandémique. Il faut regarder ces faits bien en face et s'astreindre maintenant à un exercice de conséquence. 1/ Le capitalisme met en péril l'espèce humaine. 2/ En 40 ans de néolibéralisme, l'espace social-démocrate où se négociaient des « aménagements » dans le capitalisme a été fermé : ne reste plus que l'alternative de l'aggravation ou du renversement. 3/ Il ne faut pas douter que la minorité qui en tire avantage soit prête à tout pour se maintenir. 4/ Sortir du capitalisme a un nom : communisme. Mais sortir du capitalisme demeure un impensable tant que le communisme demeure un infigurable. Car le communisme ne peut pas être désirable seulement de ce que le capitalisme devient odieux. Il doit l'être pour lui-même. Or, pour l'être, il doit se donner à voir, à imaginer : bref se donner des figures. La fatalité historique du communisme est de n'avoir jamais eu lieu et pourtant d'avoir été grevé d'images désastreuses. À la place desquelles il faut mettre enfin des images de ce qu'il pourrait être lui, réellement. |
RésuméFace à l'urgence environnementale et sociale, l'auteur appelle à imaginer de nouveaux systèmes politiques. La mission d'une société communiste est, selon lui, de sortir les individus de la précarité. Il s'inspire du salaire à vie décrit par B. Friot pour concevoir une garantie économique générale qui permettrait de dépasser l'asservissement capitaliste et de repenser les rapports sociaux. ©Electre 2026 |
Caractéristiques Auteur(s) Éditeur(s) Date de parution
5 mars 2021
Rayon
Éthique et politique
EAN
9782358722131
Nombre de pages
276
pages
Reliure
Broché
Dimensions
20.0
cm x
13.0
cm x
2.2
cm
Poids
286
g
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![]() À propos de l'auteurFrédéric Lordon, disciple du philosophe hollandais Spinoza, voudrait voir se développer une économie politique fondée sur l'éthique et les sciences sociales. Directeur de recherche au CNRS, il s'intéresse aux crises du capitalisme actionnarial et des marchés financiers. |

