La religion des morts : comment le XIXe siècle a inventé le deuil moderne
Guillaume Cuchet
Versailles, Lyon 2ᵉ, Lyon 6ᵉ...
Ce qu'on en penseAprès Le Crépuscule du purgatoire et Les Voix d'outre-tombe, Guillaume Cuchet conclut ici admirablement sa trilogie consacrée à la mort au XIXème siècle. Comment expliquer qu'une telle ferveur funéraire se soit manifestée au moment même où la France est prise dans un grand mouvement de sécularisation ? Ce livre s'emploie à répondre à cette question bien plus vaste qu'elle n'y parait. On découvrira aussi la passionnante histoire du Père Lachaise, celle de la victoire du noir comme couleur de deuil, ou encore le dernier grand projet (fou) du baron Haussmann. Une vraie réussite Constantin, libraire à La Procure de Paris *** De tout temps, la question de la mort a accompagné l'existence humaine. Mais notre rapport aux défunts fut-il constant ? Avons-nous toujours honoré nos défunts en allant au cimetière ? Dans son dernier livre, Guillaume Cuchet nous propose une relecture passionnante de notre relation aux morts. Un livre riche, qui plaira aux curieux et aux passionnés d'histoire ! Pierre, libraire à La Procure de Versailles
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Ce que dit l'éditeurLe XIXe siècle a été par excellence le temps du « culte des morts », ce culte familial du souvenir et de la tombe qui a été un de ses ancrages anthropologiques et religieux les plus profonds et les plus unanimes. L'Ancien Régime n'avait rien connu de tel. Et pour cause : son système d'inhumation était tout autre et l'essentiel était encore pour lui de prier pour les âmes des morts, pas d'aller leur rendre visite dans les cimetières. Les défunts étaient enterrés dans et autour des églises, les cimetières avaient des allures de terrains vagues, les tombes individuelles étaient rares et on ne pèlerinait que sur celles des saints. Au XIXe siècle, tout change. Un nouveau type de cimetière émerge : le nôtre. Propriété communale, souvent séparé des églises et des habitations, plus étendu, il accueille un nombre croissant de tombes individuelles et familiales, pour certaines monumentales. Dans ce nouvel espace les rituels se modifient : visites fréquentes, dépôt de fleurs, recueillement, compatibles avec toutes les croyances et incroyances du siècle. Pompes funèbres et tenues de deuil envahissent l'espace public, le phénomène culminant chaque année à la Toussaint. Le culte des morts a ainsi été le grand phénomène de religion populaire du XIXe siècle, un siècle qui a eu le deuil pour religion et dont l'influence s'est prolongée fort avant dans le XXe siècle, et même jusqu'à nos jours. |
RésuméL'historien expose la manière dont la religion populaire des morts s'est exprimée et popularisée en France au tournant des XVIIIe et XIXe siècles : transformation de la Toussaint en jour des morts catholique et laïque, développement du deuil comme convenance sociale, déclin de la croyance aux revenants, etc. Il s'intéresse aux formes de ce nouveau culte et aux différences entre Paris et campagnes. ©Electre 2026 |
Caractéristiques Auteur(s) Éditeur(s) Date de parution
6 février 2026
Collection(s)
L'Univers historique
Rayon
Histoire religieuse du XIXe s.
EAN
9782021541915
Nombre de pages
286
pages
Reliure
Broché
Dimensions
21.0
cm x
14.0
cm x
2.0
cm
Poids
294
g
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![]() À propos de l'auteurGuillaume Cuchet est un historien français contemporain reconnu pour son expertise en histoire religieuse, histoire culturelle et histoire sociale. Ses ouvrages explorent la sécularisation, le spiritisme, le deuil et les croyances populaires. |

