La grâce de Saint-Sulpice : art et spiritualité au coeur de Paris
Versailles, Lyon 2ᵉ, Lyon 6ᵉ...
Ce qu'on en penseDéclarée cathédrale diocésaine pour les grandes cérémonies pendant toute la durée du chantier de Notre-Dame, l’église Saint-Sulpice mérite bien sa place dans la superbe collection initiée par Monseigneur Doré, "La Grâce d’une cathédrale". Une fois de plus, la qualité du texte, rédigé par une équipe de spécialistes, et la richesse des illustrations sont tout à fait remarquables.
Virginie libraire à La Procure de Paris |
Ce que dit l'éditeurArt et spiritualité au coeur de Paris Saint-Sulpice est la plus vaste église de Paris, surpassant la cathédrale Notre-Dame. Une des plus visitées aussi. Ce colosse architectural est né de la volonté d'un homme, l'abbé Jean-Jacques Olier, fondateur de la Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice, à qui est confiée en 1642 la paroisse de Saint-Sulpice dans un quartier parisien alors en plein essor. Pour mettre en pratique les préceptes de l'Ecole française de spiritualité, « Monsieur Olier » va lancer en 1646 le vaste chantier d'une nouvelle église, dans l'esprit de la Réforme catholique et selon les nouveaux canons de l'architecture religieuse. Le chantier s'étirera jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, sans perdre sa remarquable unité. Ses richesses intérieures sont fascinantes. Le décor de la chapelle de la Vierge constitue l'un des plus beaux ensembles de décor religieux du siècle des Lumières à Paris et le mobilier, de l'orgue à la chaire, a permis aux premiers accents du néoclassicisme de s'introduire au coeur de l'édifice : les sculptures du choeur ; les deux bénitiers sculptés par Pigalle en 1745 ; le mausolée du curé Languet de Gergy dans la chapelle Saint-Jean-Baptiste ; les peintures murales d'Eugène Delacroix de la chapelle des Saints-Anges. Sans oublier le mondialement célèbre gnomon, conçu par l'horloger Sully et l'astronome Le Monnier. Saint-Sulpice, c'est aussi son séminaire, qui s'est implanté sur quatre continents, formant des générations successives de prêtres de toutes nationalités. Et, bien sûr, c'est une dynamique paroisse parisienne, aux innombrables propositions spirituelles, liturgiques, culturelles et conviviales. Historiens et théologiens, architectes et musicologues, historiens de l'art et témoins engagés, appuyés par une riche iconographie ancienne et des reportages photo inédits, restituent ici « La grâce de Saint-Sulpice ». Un colosse architectural Saint-Sulpice, colosse architectural, est l'incarnation du modèle de l'église paroissiale de la Réforme catholique, non seulement à Paris mais aussi plus largement en France. Le projet constitue une remarquable synthèse entre le plan traditionnel d'une église paroissiale française, hérité de la fin du Moyen Âge, d'une part, et de l'autre la réflexion sur les règles de l'architecture française au XVIIe siècle. Sa construction longue, de 1646 à 1790, n'a pas brisé l'unité de l'édifice. Tout cela n'a pas empêché Saint-Sulpice de rester au centre des enjeux les plus essentiels de la création architecturale également au XVIIIe siècle. Le projet de construction de sa façade a constitué l'un des défis majeurs de l'architecture parisienne. Le décor de la chapelle de la Vierge constitue l'un des plus beaux ensembles de décor religieux du siècle des Lumières à Paris et le mobilier, de l'orgue à la chaire, a permis aux premiers accents du néoclassicisme de s'introduire au coeur de l'édifice. C'est en revenant à l'histoire de Saint-Sulpice qu'on comprend comment le projet architectural porté par son clergé et ses paroissiens a pleinement accompli les ambitions pastorales des promoteurs du chantier que furent les curés, à commencer par le plus célèbre d'entre eux, l'abbé Olier. Une belle église, et une belle paroisse L'église Saint-Sulpice est tellement grande et recèle tellement de richesses qu'il faut du temps pour s'y sentir vraiment chez soi, mais plus on y entre, plus on s'y attache. On aime tremper ses doigts dans le tridacne géant arrangé en bénitier par Jean-Baptiste Pigalle pour faire le signe de la croix, déambuler devant les chapelles et s'arrêter pour prier avec tous ces saints dont témoignent les peintures murales, les statues et les reliques, faire des nombreuses statues qui décorent l'église des compagnons de vie. On se laisse toucher par le climat de recueillement et de prière des personnes qui allument un cierge devant la chapelle des Ames du purgatoire, celle du Sacré-Coeur ou la crèche. Plus encore que le regard fasciné des touristes qui découvrent notre incroyable chapelle de la Vierge, on est marqué par la présence si manifeste de Marie évoquée par les chapelles et les statues qui lui sont dédiées. En participant à la vie de prière, on apprécie ses messes quotidiennes où se réunissent des personnes de différents âges et de différents milieux, la force spirituelle qui émane des célébrations de la miséricorde divine, le dynamisme des jeunes engagés dans la paroisse, les célébrations dominicales avec leurs styles différents, les échanges à la sortie de la messe et tous les moments de convivialité. Saint-Sulpice est non seulement une belle église, mais elle est une belle paroisse ! |
RésuméUne découverte de l'église Saint-Sulpice entre spiritualité, esthétisme et histoire. Les contributeurs mettent en lumière ses particularités architecturales, les oeuvres qu'elle abrite ou encore son influence sur la vie culturelle du quartier historique de Saint-Germain-des-Près. ©Electre 2026 |
Caractéristiques Éditeur(s) Date de parution
6 novembre 2025
Collection(s)
La grâce d'une cathédrale
Rayon
Églises de Paris et région parisienne
Contributeur(s) Emmanuel Goulard
(Préfacier), Bernard Pitaud
(Préfacier) EAN
9782809910209
Nombre de pages
269
pages
Reliure
Relié
Dimensions
36.0
cm x
27.0
cm x
3.0
cm
Poids
2406
g
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