
Zéro dièse existe : art, mathématiques, inesthétique
Michel Tombroff
Versailles, Lyon 2ᵉ, Lyon 6ᵉ...
Ce que dit l'éditeur« Les mathématiques, malgré le choc des découvertes de leur inéluctable incomplétude et de leur incapacité à prouver leur propre consistance, et malgré l'angoisse causée par l'incalculable écart entre le discret et le continu, ne se laissèrent pas intimider par le gouffre de l'indécldable mis au jour par Cohen en 1963 ; au contraire, elles s'engagèrent obstinément dans l'exploration d'espaces infinis de plus en plus démesurés, majestueux et non-constructibles. L'art moderne, quant à lui, étourdi par la mise en abîme qu'il s'était lui-même imposée depuis le début du XXe siècle par les moyens de l'abstraction, de l'autoréférentialité et de l'autocritique, n'eut d'autre recours que de se laisser entraîner dans la prolifération de formes, dans la promotion des particularités (communautaires, biographiques, culturelles) et dans les autres motifs du postmodernisme. [...] C'est cette bifurcation soudaine entre les voies du constructible et du non-constructible, entre le joug de la finitude et l'affirmation risquée de la possibilité de l'universel, qui est l'enjeu de ce livre. » Art et mathématiques entretiennent depuis les temps les plus reculés une relation intime comme en témoignent les oeuvres de Léonard de Vinci, Béla Bartók, Bernar Venet, Roman Opalka, Manfred Mohr, Ryoji Ikeda, Hollis Frampton, Shigeru Onishi et bien d'autres. On remarque cependant que depuis le milieu des années soixante cette relation a commencé à s'affaiblir et qu'une certaine distance s'est installée entre ces deux champs de la création. L'auteur nous emmène à la découverte des raisons de cette bifurcation entre art et mathématiques à l'ère postmoderne, et identifie un suspect principal : l'infini. Il s'inspire pour cette enquête de la pensée du philosophe Alain Badiou, en particulier du concept d'inesthétique, nouage original entre art et pensée centré sur ceux d'être, d'événement, de vérité, de sujet et... d'infini. |
RésuméL'auteur postule que l'art conceptuel peut retrouver un rapport à l'esthétique en comparant la trajectoire de l'art du XXe siècle à celle des mathématiques, où la notion de concept est la plus pure. Selon lui, les indices d'universalité se trouvent dans les ruptures soudaines et dans les discontinuités inattendues. ©Electre 2025 |
Caractéristiques Auteur(s) Éditeur(s) Date de parution
8 février 2024
Collection(s)
Philosophie
Rayon
Arts généralités
Contributeur(s) Giovanni Minozzi
(Préfacier) EAN
9788869763960
Nombre de pages
128
pages
Reliure
Broché
Dimensions
21.0
cm x
14.0
cm x
1.2
cm
Poids
185
g
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