Le travail de deuil
Martine Lussier
Versailles, Lyon 2ᵉ, Lyon 6ᵉ...
Ce que dit l'éditeurOn nous parle d'une pratique particulière à la marine anglaise. Tous les cordages de la marine royale, du plus gros au plus mince, sont tressés de telle sorte qu'un fil rouge va d'un bout à l'autre et qu'on ne peut le détacher sans tout défaire ; ce qui permet de reconnaître, même aux moindres fragments, qu'ils appartiennent à la couronne. Goethe Les Affinités électives. Aujourd'hui, le mot «deuil» envahit la vie quotidienne. On est toujours «en deuil» de quelque chose : une enfance passée, un examen raté, un enfant parti, une maison quittée, un projet avorté, un conjoint décédé, une séance qui s'achève... Toute perte, tout renoncement, toute séparation susciteraient un affect de deuil. À quoi correspond l'usage inflationniste de la notion de travail de deuil ? Martine Lussier s'interroge sur cette généralisation et l'interprète en partie comme un symptôme de la désocialisation de la mort dans le monde contemporain. En effet, alors que la mort se privatise avec la disparition des rites sociaux, laissant les endeuillés souvent très seuls, des enterrements célèbres comme ceux de la princesse de Galles ou du roi du Maroc mobilisent les foules dans une surenchère d'émotions. Le bruit de la mort contraste avec la pauvreté des rites ou de la réflexion qui l'accompagne. S'attachant à rendre au «travail de deuil» toutes ses lettres de noblesse dans son lien spécifique à la mort d'un être aimé, et pour lutter contre les généralisations abusives et infondées, cet ouvrage propose une description exhaustive des principaux mécanismes psychiques à l'oeuvre dans le deuil. En complément de l'apport freudien apparaissent alors des dimensions plutôt inédites ou taboues comme la créativité en période de deuil, la transformation du lien à l'objet perdu par le travail d'identification, ou la co-excitation sexuelle qui accompagne la perte. |
RésuméLa notion de travail de deuil est souvent utilisée à tort et à travers. La banalisation de ce concept lui fait perdre son sens psychanalytique. M. Lussier l'interprète comme un symptôme de désocialisation de la mort et de la négation de la solitude de l'endeuillé. Elle propose une description exhaustive des principaux mécanismes psychiques à l'oeuvre dans le deuil. ©Electre 2026 |
Caractéristiques Auteur(s) Éditeur(s) Date de parution
3 mai 2007
Collection(s)
Le fil rouge
Rayon
Psychologie
EAN
9782130559177
Reliure
Broché
Dimensions
22.0
cm x
13.0
cm x
1.6
cm
Poids
316
g
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