L'art du mensonge et de la vérité : Orson Welles, Le procès et Une histoire immortelle
Elsa Nagel
Versailles, Lyon 2ᵉ, Lyon 6ᵉ...
Ce que dit l'éditeurA sa sortie en salle, Le Procès a été vivement critiqué. On a voulu trouver Kafka, et on l'a cherché, tandis qu'on perdait de vue Orson Welles lui-même. C'était oublier que l'oeuvre wellesienne s'est toujours orientée autour de la quête de l'identité de son auteur. Le Procès est construit sur un double questionnement : Qui voit ? Qui raconte ? Ces interrogations placent le film sous le signe du fantastique et il n'est pas possible de trouver une réponse qui satisferait notre raison. Le Procès, étrangement, est le dernier film que Welles signe par ces mots célèbres "My name is Orson Welles" et, ici, dans cette affirmation, il sonne comme un doute. Comment peut-on, en toute légitimité, affirmer être un auteur ? Une Histoire Immortelle apporte une réponse et annonce les derniers films d'Orson Welles. Réalisé pour la télévision, il est un chef-d'oeuvre malheureusement méconnu. Rarement un film a donné plus belle approche de la poésie cinématographique. C'est aux sens du spectateur qu'il est fait appel quand le mythe de la cosmogonie est raconté par des échos signifiants, c'est sa mémoire qui est sollicitée par le jeu de l'intertexte et il se fait créateur quand, grâce à sa participation, le film enfin, tout entier, révèle son auteur. Parce que Le Procès et Une Histoire Immortelle sont des films clefs d'Orson Welles, il était nécessaire de les redécouvrir. |
RésuméUne analyse de l'oeuvre d'Orson Welles, orientée autour de la quête de l'identité de son auteur, à travers deux films clés. ©Electre 2026 |
Caractéristiques Auteur(s) Éditeur(s) Date de parution
1 avril 1997
Collection(s)
Champs visuels
Rayon
Spectacle, cinéma
EAN
9782738452498
Nombre de pages
224
pages
Reliure
Broché
Dimensions
22.0
cm x
14.0
cm x
1.2
cm
Poids
328
g
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