Carnets de moleskine
Lucien Jacques
Versailles, Lyon 2ᵉ, Lyon 6ᵉ...
Ce que dit l'éditeurCarnets de moleskine « C'est insensé. Ça ne ressemble plus à rien. Il faut gueuler pour s'entendre. Je m'entends scander la marche folle, brancard aux épaules, avec ces mots : "Tu veux vivre... tu veux vivre... tu veux vivre..." À chaque éclatement je me demande où et comment je vais être touché. Je ne veux pas traîner comme Georges, pas être aveugle surtout, pas au ventre et puis soudain les limites de l'angoisse dépassées, je me sens devenu indifférent à tout. Je ne pense plus à rien qu'à être digne devant la mort. Ça ne dure pas longtemps. Une rafale toute proche volatilise mon courage et je recommence... pas mourir... pas mourir... Vivre... Vivre... À chaque ébranlement, tout est à refaire. La vue de Damien qui marche à ma hauteur me réconforte soudain. Je l'aperçois à la lueur d'une fusée, derrière les pieds du blessé que nous portons. Son regard durci fouille la nuit. À sa bouche, je vois qu'il siffle. Et je me mets à chanter à tue-tête... » De juillet 1914 à août 1915, Lucien Jacques a tenu son journal, témoignage de l'enfer quotidien de la guerre. Dans cet enfer, quels sentiments existent encore, et les mots ont-ils encore un sens ? |
RésuméJournal de guerre de L. Jacques, qui rejoignit dès les premiers jours de la Grande Guerre le service de la musique, qu'il quitte pour devenir brancardier du 151e Régiment d'infanterie, un poste parmi les plus dangereux. Rédigé entre 1914 et 1915, ce journal témoigne de son quotidien, dans lequel la peur et la mort sont omniprésentes. ©Electre 2026 |
Caractéristiques Auteur(s) Éditeur(s) Date de parution
13 février 2014
Rayon
Littérature française
Contributeur(s) Jean Giono
(Préfacier) EAN
9782070144440
Nombre de pages
291
pages
Reliure
Broché
Dimensions
21.0
cm x
14.0
cm x
2.0
cm
Poids
334
g
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