Ce que dit l'éditeur«... quand vous m'avez prié, sobrement, presque distrait, de me rendre le jour même, à votre place, sur les lieux de l'accident, j'ai pensé que je gagnais, avec pudeur, toute votre confiance... suis passé en milieu d'après-midi dans Trafalgar Dock, sous un crachin dense, une vapeur glacée... les tableaux orientalistes et les objets (masques, statuettes, parures, vases, bijoux...) parfois en morceaux, sont à l'abri, soigneusement remisés dans un entrepôt, avec trois policiers en faction qui en interdisent l'accès ; un inspecteur des douanes me remet une liste répertoriant les oeuvres retrouvées au vu des récépissés d'entrée sur le territoire ; toutes sont prêtées par des pays africains, membres du Commonwealth (Nigeria, Ghana, Tanzanie, Kenya)... redoute obscurément des ennuis diplomatiques, fixe l'horizon vide, frissonne dans mon imperméable trempé, suis appuyé contre des balles de coton, entends la mer clapoter le long du quai, ça sent l'iode, la vase, le fuel, ne soupçonne pas le dérèglement qui commence, me trouver là, à votre place, au titre de représentant officiel de la Walker Art Gallery en est déjà le signe, vous seul le saviez...» La fin des paysages est le sixième roman de Luc Lang, après Voyage sur la ligne d'horizon, Liverpool marée haute, Furies, Mille six cents ventres (prix Goncourt des lycéens en 1998) et Les Indiens. |
RésuméAu moment du déchargement d'un cargo dans le port de Liverpool a lieu le vol d'oeuvres d'art africaines. Martin Finley mène l'enquète lorsqu'il achève la préparation de l'exposition intitulée Un siècle d'africanisme. Entre le capitaine du port en diminution d'activité et les hommes du musée qui veulent transformer les docks en lieu de culture, c'est l'affrontement. ©Electre 2026 |

