
Le fil perdu : essais sur la fiction moderne
Jacques Rancière
Versailles, Lyon 2ᵉ, Lyon 6ᵉ...
Ce que dit l'éditeur«Il n'y a pas de livre là-dedans» disait en 1869 un critique de L'Éducation sentimentale. Les fictions emblématiques de la modernité littéraire détruisent ce qui faisait depuis Aristote le principe même de la fiction : l'enchaînement des actions selon la nécessité ou la vraisemblance. Or cette rationalité causale qui s'opposait à la simple succession des choses exprimait elle-même l'excellence de la forme de vie d'une catégorie privilégiée d'humains. En récusant cette structure de rationalité, la fiction nouvelle témoignait d'un bouleversement qui mettait à bas la hiérarchie des formes de vie. Mais elle récusait aussi un modèle de l'action et une image de la pensée. À travers Flaubert, Conrad, Virginia Woolf, Keats, Baudelaire et Büchner, ce livre étudie les formes et paradoxes de cette révolution de l'écriture qui est aussi une révolution dans la pensée et remet en cause certaines interprétations de la modernité littéraire, comme la réification lukacsienne, l'effet de réel de Barthes ou l'analyse benjaminienne du «poète lyrique à l'apogée du capitalisme». |
RésuméRéflexions sur la rupture, la nature et l'enjeu du roman moderne. Le philosophe démontre qu'à partir de L'éducation sentimentale de Flaubert, la fiction peut nier ce qui faisait le principe même de la fiction, c'est-à-dire l'enchaînement d'actions vraisemblables. Cette révolution symbolique remet en cause l'excellence du modèle bourgeois. ©Electre 2025 |
Caractéristiques Auteur(s) Éditeur(s) Date de parution
18 mars 2014
Rayon
Critique littéraire
EAN
9782358720588
Nombre de pages
142
pages
Reliure
Broché
Dimensions
20.0
cm x
13.0
cm x
1.1
cm
Poids
174
g
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![]() À propos de l'auteurJacques Rancière est un philosophe français disciple de Louis Althusser qui applique une pensée politique libertaire à ses analyses des rouages de la société : institutions, démocratie, pédagogie, histoire, littérature ou cinéma. |