Versailles au féminin - Alexandre Maral

Versailles au féminin

Alexandre Maral

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Ce que dit l'éditeur

Pensé et aménagé comme résidence du pouvoir, Versailles porte l'empreinte de Louis XIV. Pour autant, le Roi-Soleil a vécu entouré de femmes, qui formaient comme autant d'étoiles dans le firmament de sa cour : la reine, les princesses de sa famille, les darnes de la cour, les favorites royales, l'épouse secrète aussi, qui, toute discrète qu'elle fût, n'entretenait pas moins autour d'elle un cénacle féminin soudé par l'estime et la tendresse.

Si Versailles s'est imposé comme un formidable outil de gouvernement au service de la monarchie absolue, la place que les femmes y ont occupée en a fait une vitrine de la civilisation française, d'un art de vivre marqué par des codes de comportement courtois et galants. Du fait de la disparition prématurée de la reine Marie-Thérèse, en 1683, la cour de Louis XIV à Versailles prit l'habitude de se passer de reine - la seconde épouse de Louis XIV, Mme de Maintenon, ne pouvant, du fait du caractère secret de son mariage, jouer de rôle officiel aux côtés du souverain. La place ainsi faite aux souveraines suivantes, Marie Leszczynska et Marie-Antoinette, était plutôt difficile à tenir. La première s'en accommoda à merveille, donnant dix enfants au roi et à la France, mais mettant à profit le temps dont elle pouvait disposer pour développer un cercle d'amis intimes et s'adonner à ses goûts pour la lecture et les arts. La seconde eut plus de peine : outre son origine autrichienne, qui était mal vue, elle entendait s'affranchir des contraintes de la vie de cour, jusqu'à renoncer à y faire acte de présence et à y tenir son rang.

Le règne des favorites avait repris sous Louis XV, dès 1733 et ce jusqu'à la mort du roi en 1774. Plus que jamais, au temps du Bien-Aimé, Versailles fut un univers féminin, vénusien même. Après les soeurs de Nesle et avant Mme Du Barry, Mme de Pompadour s'imposa comme figure féminine dominante. Ses goûts éclairés et son envergure de mécène - de la manufacture de Sèvres au Petit Trianon - l'inscrivent dans les facteurs essentiels de ce moment de perfection de l'art français que fut le règne de Louis XV.

Pour autant, l'univers de la cour de Versailles devait se montrer assez dur pour les favorites royales, jalousées, brocardées, voire vilipendées. Cette malveillance s'exerça encore à l'encontre des femmes composant la société de la reine Marie-Antoinette, la duchesse de Polignac notamment. On leur reprochait, à la cour, mais aussi à la ville, de soustraire la reine à ses devoirs de représentation et de constituer une coterie avide de profits et de places. Le procès de la reine, en 1793, fut aussi, à bien des égards, celui de la femme à qui Versailles avait offert une place et un rôle.

Au XIXe siècle, quelques figures féminines parvinrent à laisser leur marque, comme l'impératrice Marie-Louise (seconde épouse de Napoléon), la duchesse d'Angoulême (fille de Louis XVI et de Marie-Antoinette) ou encore la reine Marie-Amélie (épouse de Louis-Philippe).

Résumé

Des portraits de femmes qui vécurent à Versailles, autour de Louis XIV ou de Louis XV, qu'il s'agisse des princesses de leur famille, des dames de la cour ou encore des favorites royales. L'auteur raconte les comportements courtois et galants, les mécénats et l'attrait pour la lecture ou les arts mais aussi les jalousies, les perfidies et les diffamations. ©Electre 2026

Caractéristiques

Auteur(s)
Date de parution
17 juin 2020
Rayon
Histoire : beaux livres & grands formats
EAN
9782376630333
Nombre de pages
98 pages
Reliure
Broché
Dimensions
26.0 cm x 19.0 cm x 0.6 cm
Poids
388 g
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À propos de l'auteur

Alexandre Maral

Alexandre Maral, historien de l'art, conservateur en chef du Musée national des châteaux de Versailles et de Trianon, s'intéresse aux oeuvres d'art du château, mais aussi à sa signification et sa symbolique, à la vie religieuse, la mystique royale et ses instruments, les divinités antiques, la religion d'état et la chapelle royale.