Ecritures d'Auschwitz : défiguration et transfiguration de l'histoire
Edith Fuchs
Versailles, Lyon 2ᵉ, Lyon 6ᵉ...
Ce que dit l'éditeurLe nom d'épouvante «Auschwitz» sert à symboliser la «destruction des Juifs d'Europe» par les nazis, leurs alliés et complices. Une littérature multiforme lui est, sans relâche, consacrée depuis quelques décennies : psychanalytique, romanesque, poétique, de témoignage... Dans cet océan, l'auteur s'attache aux philosophes pour s'efforcer de cerner les raisons de la déception que leurs tentatives procurent. C'est que, à se tenir éloignés de la saisie des faits politiques et «culturels» qui ont pourtant présidé aux cruautés hitlériennes, la plupart des essais philosophiques semblent se satisfaire de ramener «Auschwitz» à des thèmes et notions aptes à détenir, selon ces auteurs, une portée bien plus élevée que toute connaissance précise de l'histoire multiforme et touffue désignée, par le vocable «le IIIe Reich», comme si son unicité était l'évidence même. Ces vastes vues se tourneraient vers l'ontologie (Agamben), vers la politologie (avec Arendt), l'histoire de la philosophie tout entière (avec Lévinas), l'éthique (avec Jonas). En revanche, des tentatives proprement artistiques parviennent selon de multiples voies à affronter «l'indicible» et «l'innommable». De façon inévitablement partielle et partiale, l'essai s'attache à quelques oeuvres afin de rendre hommage à leur auteur. Ainsi en va-t-il pour Jean Améry, pour Imre Kertész, Rosetta Loy et Sebald enfin. Chacune des oeuvres s'attache à un moment, à une face de la tentaculaire entreprise génocidaire nazie ; à chaque fois, la persévérante élaboration poétique sans en masquer l'épouvante en brise cependant l'opacité. À l'obscurcissement que produit la défiguration «spéculative» de l'histoire, fait face la vérité de sa transfiguration artistique. |
RésuméEn comparant la qualité de l’écriture et le style des oeuvres philosophiques aux oeuvres littéraires consacrées à la Shoah, cette étude démontre l'échec de la philosophie de retranscrire l'horreur des crimes perpétrés contre les Juifs. La nécessité d’une conception du philosopher s’appuyant sur la connaissance et la pensée de l’histoire et non sur sa dénégation ou sa mythologisation est soulevée. ©Electre 2026 |
Caractéristiques Auteur(s) Éditeur(s) Date de parution
13 mars 2014
Rayon
Philosophie contemporaine : auteurs
Contributeur(s) Emmanuel Faye
(Préfacier) EAN
9782915854626
Nombre de pages
252
pages
Reliure
Broché
Dimensions
21.0
cm x
14.0
cm x
1.2
cm
Poids
300
g
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