Travailler pour ne pas mourir : regards sur les ouvriers d'Europe vers 1780-1880
Olivier Grenouilleau
Versailles, Lyon 2ᵉ, Lyon 6ᵉ...
Ce que dit l'éditeurTravailler pour ne pas mourir Comment les notables, de tous horizons, ont-ils réagi à l'apparition du monde ouvrier ? Pourquoi les nouvelles classes populaires ont-elles suscité autant de fascination que de peur, de compassion que de méfiance ? Et pourquoi a-t-on si vite voulu les éduquer, les corriger, les moraliser ? De la fin du XVIIIe siècle aux années 1880, la question sociale devient aussi morale. Pauvreté, alcoolisme, prostitution, violence, travail des femmes et des enfants : philanthropes, religieux, réformateurs et partisans du progrès observent les ouvriers, les jugent et prétendent les sauver, souvent malgré eux. Spécialiste reconnu des formes d'exploitation du travail, Olivier Grenouilleau prend ici l'histoire ouvrière à rebours pour en révéler un pan largement méconnu : celui des regards portés sur les ouvriers et des entreprises destinées à les transformer, à l'échelle de l'Europe qui s'industrialise alors. Une plongée inédite dans le passé qui éclaire singulièrement le présent. Car ces croisades morales n'ont pas vraiment disparu. Derrière elles se dessine une tentation universelle : prétendre savoir ce qui est bon pour les autres. Une fresque magistrale pour comprendre les bonnes intentions d'hier... et interroger celles d'aujourd'hui. |
RésuméEntre la fin du XVIIIe siècle et les années 1880, l'Europe découvre le monde des ouvriers, dont la misère et les conditions de vie suscitent autant de compassion que d'inquiétude. L'auteur analyse l'histoire ouvrière selon l'angle du regard porté sur cette nouvelle catégorie sociale, révélant les mécanismes des campagnes de moralisation et leurs résonances contemporaines. ©Electre 2026 |
Caractéristiques Auteur(s) Éditeur(s) Date de parution
1 octobre 2026
Rayon
XIXe siècle : généralités
EAN
9782204153164
Nombre de pages
336
pages
Reliure
Broché
Dimensions
22.0
cm x
14.0
cm x
2.3
cm
Poids
365
g
|
![]() À propos de l'auteur0livier Grenouilleau se réclame de l'héritage de Fernand Braudel et tente de travailler pour une histoire globale, appréhendée sur une longue durée. C'est ainsi qu'il aborde la question sensible et douloureuse de l'esclavage à laquelle l'a incité une enfance à Nantes, qui doit son expansion et sa richesse à la traite des noirs. |

