La violence au nom de la loi
Shoshana Fine , Thomas Lindemann
Versailles, Lyon 2ᵉ, Lyon 6ᵉ...
Ce que dit l'éditeurLa violence au nom de la loi S'il est bien documenté que les régimes autoritaires légitiment souvent l'exclusion, voire l'usage arbitraire de la force, par des appels au droit, à l'ordre et à l'autorité, il semble plus provocateur d'imaginer que l'État démocratique libéral recourt lui aussi au droit pour justifier, et parfois dissimuler, la violence. Nourris par la pensée de Walter Benjamin et s'inscrivant dans la tradition critique de l'École de Francfort, Shoshana Fine et Thomas Lindemann ont enquêté pour comprendre comment le droit peut être mobilisé non pas pour protéger les populations, mais pour les exposer à la violence. À partir, notamment, de l'analyse des discours officiels français sur les migrants tentant de traverser la Manche ou sur l'intervention militaire française en Libye de 2011, ils montrent que le cadrage d'un événement à travers le prisme de la loi permet de le rendre abstrait, de faire disparaître la complexité irréductible de l'expérience vécue, de la réduire à une catégorie généralisable. C'est ainsi que la guerre s'inscrit dans un ordre juridique nécessaire et qu'au nom du droit, des noyades dans la Manche sont présentées comme la conséquence inexorable de traversées non autorisées. |
RésuméA partir des discours officiels français sur le traitement des migrants ou l'intervention militaire française en Libye en 2011, les auteurs montrent comment le cadrage d'un événement à travers le seul prisme de la loi, occultant la complexité vécue, revient à mobiliser le droit pour exposer à la violence, plutôt que pour protéger. Une situation que le formalisme juridique justifie et rationalise. ©Electre 2026 |
Caractéristiques Auteur(s) Éditeur(s) Date de parution
19 juin 2026
Collection(s)
Essai
Rayon
Essais Droit
EAN
9782724646153
Nombre de pages
242
pages
Reliure
Broché
Dimensions
19.0
cm x
13.0
cm x
1.3
cm
Poids
250
g
|
