Ce que dit l'éditeur
Il y a près de 21 000 monastères dans le monde... Les moines, les moniales, parfois les ermites qui y vivent ont renoncé à une vie extérieure pour une vie intérieure, une vie où seule compte l’intériorité, l’invisible. Peu de caméras ont pu pénétrer leur vie, leur monde. Ce que vous verrez et entendrez ici est inédit. Libres est un voyage méditatif au cœur de l’âme.
Depuis des siècles, beaucoup d’hommes et de femmes abandonnent tout pour donner leur vie à la contemplation. Libres est un voyage à l’intérieur de l’être humain. Une équipe de tournage a obtenu la permission d’entrer et de parler avec celles et ceux qui ne parlent que rarement, dans des lieux qui restent fermés au monde : des monastères, parfois parmi les plus fermés qui soient. Qu’est-ce qui pousse un jeune homme, une jeune fille, à tout quitter pour le reste de sa vie ? Et comment, devenu moine ou moniale, il ou elle vit le quotidien de sa nouvelle vie ? Libres essaie de s’approcher avec un seul but : écouter.
La vie contemplative a-t-elle un sens dans ce monde ? Qui, de nos jours, peut volontairement s’enfermer dans un monastère pour le restant de ses jours ? Telles sont les questions qui apparaissent dans l’imaginaire collectif d’aujourd’hui lorsque l’on parle de la vie cloîtrée. Pourtant, comme le souligne le réalisateur de ce long métrage, “liberté est le mot qui revient le plus souvent dans le documentaire”.
Le documentaire parcourt douze monastères pour pénétrer dans les murs de la vie contemplative, mettant ainsi en lumière ce qui pousse une personne à renoncer à une vie extérieure pour une vie de plénitude intérieure. Les intervenants – des moines, des moniales – sont tous anonymes et leur nom n’est pas révélé, pour mieux dévoiler leur “trésor caché”. Pour l’équipe de production, “accéder à ces lieux mystérieux et mystiques était un grand défi, et nous y sommes parvenus grâce au soutien de la Fondation de Clausura. Il est rare que des personnes extérieures à la vie monastique parviennent à pénétrer dans les monastères avec leurs caméras. Il est encore plus exceptionnel que les personnes qui y vivent ouvrent leur âme à une équipe de tournage”.
Le premier titre choisi pour Libres était Duc in altum. En effet, comme le rappelle un des membres de l’équipe, “pendant tout le tournage, le film s’est appelé Duc in altum, dans le sens d’aller ‘dans les profondeurs’ car le film est un voyage à l’intérieur de l’être humain”. Cependant, alors qu’elle avait presque terminé le montage du film, l’équipe s’est rendu compte que le mot Liberté était “sans aucun doute, le mot qui apparaissait le plus souvent dans le documentaire ; et quand on le voit, on comprend pourquoi”, souligne le réalisateur. “Sans vouloir trop en dire, parce que chacun doit trouver sa propre réponse en voyant le documentaire, mais je pense que c’est la clé.”