Aux abois
Tristan Bernard
Versailles, Lyon 2ᵉ, Lyon 6ᵉ...
Ce que dit l'éditeurAux abois Tristan Bernard est un écrivain célébré, notamment pour son humour, lorsqu'en 1933 il surprend avec Aux abois. Ce pas de côté vers les zones grises de l'âme humaine suscite étonnement et inquiétude chez des lecteurs habitués à rire de ses bons mots : les voici placés en lisière d'un tragique calme et distancié, à suivre la fuite désordonnée d'un assassin par inadvertance qui raconte, avec une précision singulière, sa lente descente, secouée par des moments de panique, vers l'acceptation de son sort. Pas vraiment abominable ni franchement minable, ce tueur inattendu, animé d'une vie qui peine à prendre du relief, devient au long de ses confessions notre familier voire notre proche. Sommet de l'humour froid, ce roman trop méconnu nuance génialement la galerie des personnages haut en couleurs, grotesques et vains du grand Tristan Bernard, précurseur ignoré de la littérature contemporaine. Tristan [nom d'un cheval sur lequel il avait misé et gagné gros) Bernard (à l'état-civil Paul Bernard) naquit à Besançon en 1866 pour s'éteindre à Paris en 1947, quelques années après son internement à Drancy parce que Juif : il ne dut son salut qu'à l'intervention de Sacha Guitry et Arletty. Son petit-fils, François, arrêté comme résistant puis déporté à Mauthausen, y mourra. Immensément célèbre en son temps, tant pour ses fameux mots d'esprit ou ses mots croisés que pour sa production littéraire, il laisse derrière lui des romans (Mémoires d'un jeune homme rangé, Nicolas Bergère), des contes et nouvelles [Contes de pantruche et d'ailleurs, Amants et voleurs] et des pièces de théâtre lies Pieds Nickelés, L'Anglais tel qu'on le parle). Il fut passionné de cyclisme (il dirigea un vélodrome et le Journal des vélocipédistes), amateur de courses hippiques (on prétend qu'il inventa le jeu des petits chevaux...), journaliste à L'Humanité de Jaurès, participa aux débuts du Canard enchaîné, et fut un des piliers de la vie littéraire de la première moitié du XXe siècle. La postérité n'a retenu que quelques-uns de ses titres au milieu d'une riche bibliographie qui dissimule un immense talent, une inventivité et un humour qui a peu d'équivalent dans le siècle. Sa famille n'en manque pas non plus : il est (entre autres) le père du grand cinéaste Raymond Bernard et le grand-oncle de Francis Veber. Aux abois, qui préfigure de manière étonnante L'Étranger d'Albert Camus (un nombre impressionnant de séquences sont similaires d'une oeuvre l'autre), a fait l'objet d'une intéressante adaptation cinématographique par Philippe Collin en 2005. De lui l'Arbre vengeur a également édité Le Jeu de massacre. |
RésuméDivorcé d'une femme volage, Paul Duméry a des problèmes financiers. Acculé, il tue un huissier avant de prendre la fuite. Après avoir trouvé une compagne, Jeanne, aventurière divorcée avec qui il partage la passion de la roulette à Monte-Carlo, il regagne Paris pour avouer son crime lorsqu'il est soupçonné. ©Electre 2026 |
Caractéristiques Auteur(s) Éditeur(s) Date de parution
21 février 2025
Collection(s)
Exhumérante
Rayon
Littérature française
EAN
9782379414152
Nombre de pages
162
pages
Reliure
Broché
Dimensions
21.0
cm x
12.0
cm x
1.5
cm
Poids
196
g
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