La maison commune des modernes : entre traditions d'Eglise et utopies sociales : France, XIXe-XXe siècles
Dominique Iogna-Prat
Versailles, Lyon 2ᵉ, Lyon 6ᵉ...
Ce que dit l'éditeurLa maison commune des modernes Entre traditions d'Église et utopies sociales France, XIXe-XXe siècles « Comment s'arrêter sur le penchant de l'abîme ? » se demandent Bouvard et Pécuchet, les héros de Flaubert, perplexes devant tous les possibles ouverts par l'âge des révolutions (1789,1830,1848). « Le penchant de l'abîme », c'est la limite imprécise qui s'impose à tous les réformateurs pris dans le rêve d'une nouvelle architecture de société, d'une maison commune ouverte à la fraternité de tous les hommes. Maison autonome ou maison hétéronome ? La culture occidentale tend, depuis des siècles, à penser le social au prisme de l'architecture. Un pareil habitus est l'oeuvre du christianisme latin du haut Moyen Âge qui formule un rapport d'équivalence entre l'église et l'Église, le contenant et le contenu, avant que cette nécessité métonymique prenne une coloration théologico-politique dans le rapport dynamique de deux nouveaux termes, la ville et la cité. L'objet de La Maison commune des Modernes est de s'interroger sur le devenir de ce rapport, au temps de la grande reconstruction de société ouverte par la Révolution française. Les sciences de l'homme et de la société, spécialement la sociologie et l'urbanisme, viennent interroger radicalement la pertinence de la référence au divin et aux destinées transcendantes de la communauté humaine. Architecture divine ou architecture autoportante des hommes ? La maison commune des Modernes peut-elle se suffire à elle-même ? Et puis que devient cette maison commune à l'âge des grandes crises écologiques, lorsqu'il s'agit de sauver la planète que tous les hommes ont en partage ? Une ambitieuse étude d'anthropologie historique, qui clôt l'oeuvre de l'auteur commencée avec La Maison Dieu (Seuil, 2006) et poursuivie avec Cité de Dieu, cité des hommes (Puf, 2016). |
RésuméTroisième volume d'une étude d'anthropologie historique, dans lequel l'auteur s'interroge sur le passage d'une société calquée sur l'architecture de l'Eglise à la ville et à l'Etat modernes, au temps de la grande reconstruction ouverte par la Révolution française. Prix Thiers 2025. ©Electre 2026 |
Caractéristiques Auteur(s) Éditeur(s) Date de parution
2 octobre 2024
Rayon
Histoire religieuse du XIXe s.
EAN
9782130853619
Nombre de pages
684
pages
Reliure
Broché
Dimensions
22.0
cm x
15.0
cm x
3.4
cm
Poids
804
g
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![]() À propos de l'auteurDominique Iogna-Prat, spécialiste de l'histoire de l'Eglise au Moyen Age, est un historien médiéviste, professeur à l'université Paris X Nanterre et directeur de recherches au CNRS. Il s'intéresse tout particulièrement à l'ecclésiologie qu'il a portée au rang des sciences sociales. |

