La France des travailleurs pauvres
Denis Clerc
Versailles, Lyon 2ᵉ, Lyon 6ᵉ...
Ce que dit l'éditeurOn a longtemps pensé que l'emploi était le remède à la pauvreté. Ce n'est plus le cas. La multiplication des emplois à temps partiel ou des «jobs» temporaires entrecoupés de périodes de chômage a fait plonger dans la pauvreté nombre de travailleurs et leur famille. Contrairement à ce qui se passait il y a encore une quinzaine d'années, ce n'est plus l'insuffisance d'emplois qui engendre la pauvreté, mais la mauvaise qualité des nouveaux emplois. Dans ses efforts pour stimuler l'emploi, l'État a sacrifié la qualité à la quantité et aggravé le problème au lieu de le réduire. Or le pays a besoin d'emplois «pour de vrai», pas d'emplois au rabais s'il veut faire face aux défis de la crise, à la remontée du chômage et au vieillissement. Cela suppose un gros effort en matière de formation et de requalification de tous ceux que le marché a marginalisés. Le RSA - revenu de solidarité active -, utile pour permettre aux travailleurs pauvres de vivre dignement, ne doit pas devenir le moyen de pérenniser le mauvais emploi. L'enjeu est désormais de développer l'investissement social qui vise à donner à chacun les moyens de son autonomie et la maîtrise de son destin. |
RésuméConstatant que la pauvreté n'est plus liée à l'insuffisance d'emplois mais à la mauvaise qualité de ceux qui se créent, l'économiste rend l'Etat en partie responsable de cette situation, les politiques récentes ayant favorisé la multiplication de ces emplois paupérisants. Il propose de substituer à l'aide sociale un investissement qui viserait à donner à chacun les moyens de son autonomie. ©Electre 2026 |
Caractéristiques Auteur(s) Éditeur(s) Date de parution
5 juillet 2011
Collection(s)
Pluriel
Rayon
Nouveautés en sociologie
EAN
9782818501979
Nombre de pages
221
pages
Reliure
Broché
Dimensions
18.0
cm x
11.0
cm x
1.1
cm
Poids
185
g
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