Jean-Jacques Lefrère a occupé une place particulière dans le monde littéraire. Il 'avait pas choisi les lettres mais la médecine et était professeur en hématologie, mais il est devenu un historien reconnu de la poésie, de Rimbaud dont il a authentifié une photo inconnue, à Jules Laforgue. Entre la médecine et la littérature, il a laissé une
Jean Jacques Lefrère, disparu encore jeune, 61 ans, en 2015, a grandi dans les Hautes Pyrénées avant de venir étudier la médecine à Paris. Après une année de service militaire auprès de l'Elysée, il se spécialise en hématologie, dirige l'Institut national de transfusion sanguine, enseigne à Paris-Descartes et signe de nombreux livres et articles sur la transfusion ou les maladies du sang. Son amour de la poésie, qu'il aborde sous l'angle historique, le pousse à entreprendre des enquêtes sur le terrain à la suite de ses poètes favoris, Aden pour Rimbaud, Uruguay pour Lautréamont. Il exhume des inédits, authentifie une photo de Rimbaud et dans ce domaine aussi, publie sans relâche : Arthur Rimbaud, Face à Rimbaud, Correspondance de Rimbaud, y compris les lettres posthumes, Les dessins d'Arthur Rimbaud, Le visage de Lautréamont, Isidore Ducasse : auteur des Chants de Maldoror, Jules Laforgue : biographie, Jules Laforgue : papiers retrouvés, ainsi que plusieurs ouvrages en collaboration avec Jean-Paul Goujon sur les mystifications en littérature, Ote-moi d'un doute. L'énigme Corneille Molière ou Mystifications au XIXe siècle.