Haendel, le musicien aux trois patries. Il est né allemand, conquiert la gloire pendant un long séjour en Italie où sa réputation de compositeur d'opéra lui vaut d'être appelé en Angleterre. Dans sa nouvelle patrie, il se tourne vers l'oratorio. Avec son contemporain Bach, il représente l'apogée du baroque.
Georg Friedrich Haendel nait à Halle en 1685, la même année que Bach. Sa famille le destine au droit, mais sa vocation musicale est la plus forte. A 20 ans, il part en Italie où il passe trois ans entre Florence, Rome et Venise et compose nombre d'opéras en italien, où se succèdent airs brillants et très virtuoses. Nommé maitre de chapelle à la cour de Hanovre, il obtient aussitôt un congé d'un an pour se rendre en Angleterre où sa gloire de compositeur d'opéra l'a précédé. Il n'en reviendra pas et se fera même naturaliser en 17 sous le nom de George Frideric Handel ! Le roi de Hanovre, bientôt appelé sur le trône d'Angleterre sous le nom de George I ne lui tiendra pas rigueur de sa désertion et lui accordera pension et privilège royal pour faire éditer ses oeuvres. Outre opéras et musique instrumentale pour les fêtes royales, il se tourne vers l'oratorio auquel il donne de nouvelles lettres de noblesse avec un chef d'oeuvre :
le Messie. A sa mort en 1758, il laisse un catalogue considérable : outre les oeuvres instrumentales et orchestrales, par exemple
les sonates pour flûte à bec42 opéras et une trentaine d'oratorios.