Michel-Antoine Burnier, longtemps proche de Jean-Paul Sartre puis de Bernard Kouchner est journaliste et politologue, écrivain et, à quatre mains avec Patrick Rambaud, redoutable pamphlétaire, auteur de savoureux pastiches.
Michel-Antoine Burnier, après une hypokhâgne à Lyon, arrive à Paris pour suivre les cours de
Sciences-Po, en pleine guerre d'Algérie. Adhérent de l'
UEC, union des étudiants communistes, il y fait la connaissance de
Bernard Kouchner qui sera un de ses amis les plus proches et avec lequel il écrira une pièce de théâtre. Il rencontre
Jean-Paul Sartre dans son engagement aux côtés du
FLN dans la lutte pour l'indépendance algérienne. En 1966, il publie son mémoire de fin d'études sous le titre
Les existentialistes et la politique, participe à la création de
L’Évènement par
Emmanuel d'Astier de la Vigerie, s'engage au
PSU d'
Edouard Depreux et écrit dans
Tribune Étudiante. En 1970, il reprend
Actuel avec
Jean-François Bizot et en devient rédacteur-en-chef. Avec son ami et complice
Patrick Rimbaud, il écrit des romans historiques,
Les complots de la liberté et
1848,
prix Lamartine 1977 et une série de pastiches dont les victimes sont
De Gaulle,
Mitterrand,
Aragon,
Roland Barthes,
Simone de Beauvoir ou
Françoise Sagan, avec des titres savoureux, tels
Le tronc et l'écorce ou
La farce des choses. Tous deux ont aussi relevé tous les clichés et les tics de langage des journalistes qui appauvrissent la langue dans
Le journalisme sans peine. Burnier a consacré plusieurs ouvrages à
Sartre Le testament de Sartre, une série d'essais publiés sous le titre
L'adieu à Sartre. Son livre le plus émouvant est sans doute
A ma fille, témoignage de tendresse d'une homme qui n'avait pas voulu être père et qui le devient avec émerveillement sur le tard.