La correspondance Mérimée-Viollet-Le-Duc
Prosper Mérimée
Versailles, Lyon 2ᵉ, Lyon 6ᵉ...
Ce que dit l'éditeurMérimée et Viollet-le-Duc résument dans l'imaginaire national l'épopée des antiquités nationales sauvées au XIXe siècle. Leur participation plus ou moins étroite au régime de Napoléon III leur a valu un ostracisme posthume, puis Viollet-le-Duc, l'auteur de restaurations téméraires, a été opposé à Mérimée, le perspicace et mesuré inspecteur général des Monuments historiques. Il a fallu attendre la redécouverte de l'architecture du XIXe siècle pour que l'architecte obtienne une absolution sous conditions. Leur correspondance permet de vérifier leur proximité et la confiance que chacun éprouvait pour l'autre, du début de la carrière de l'architecte jusqu'aux derniers mois de l'écrivain, au lendemain de la défaite de 1870. Comme entre de vieux amis, les échanges renvoient à des discussions passées et présentes, aux certitudes communes, aux expériences partagées : nous sommes en coulisses, le ton est allusif, peu de dossiers sont exposés, si ce n'est fugitivement ceux de Saint-Denis et de Vézelay, les affaires étant traitées en Commission. C'est sur le manuscrit des Entretiens que se manifestent l'intelligence et la passion de Mérimée pour les sociétés antiques. Le ton se fait souvent mordant à l'égard du pouvoir temporel du pape et du renouveau catholique. Malgré le ralliement à l'Empire que l'on doit imputer à des liens noués anciennement avec Madame de Montijo, sa position est déjà celle de la laïcité : les cathédrales et les églises ne sont pas précieuses parce qu'affectées au culte, mais parce que ce sont des monuments d'art et d'histoire. Les échanges épistolaires se font plus fréquents à partir de 1860, lorsque Mérimée malade, doit passer l'hiver à Cannes. Les péripéties de la réforme de l'enseignement de l'architecture, les élections à l'Académie, les fêtes de la Cour, la commande de Pierrefonds, l'échec du concours de l'Opéra, sont autant d'affaires du moment. De nombreuses notations assassines commentent le passage de l'empire autoritaire à l'empire libéral et la politique étrangère. L'empereur, surnommé Isidore, César ou papa en fait souvent les frais. L'éloignement, les agacements à l'égard de positions trop systématiques n'entament pas la confiance paternelle de Mérimée pour l'architecte, «vous êtes d'acier et de diamant», lui avait-il écrit... |
RésuméDe 1840 à 1870, année de la mort de Mérimée, une correspondance régulière est échangée entre l’'inspecteur général des Monuments historiques et le plus célèbre des architectes restaurateurs français, Viollet-le-Duc. Les lettres de Mérimée ici proposées éclairent sur la conservation des Monuments historiques, l'histoire de l'architecture et ses liens avec la société, la formation des architectes. ©Electre 2026 |
Caractéristiques Auteur(s) Éditeur(s) Date de parution
9 janvier 2002
Collection(s)
CTHS format
Rayon
Poche
Contributeur(s) Françoise Bercé
(Editeur scientifique (ou intellectuel)) EAN
9782735504688
Nombre de pages
301
pages
Reliure
Broché
Dimensions
19.0
cm x
12.0
cm x
1.7
cm
Poids
330
g
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