Prima donna : opéra et inconscient
Michel Schneider
Versailles, Lyon 2ᵉ, Lyon 6ᵉ...
Ce que dit l'éditeurJe chante, je meurs. Je meurs en chantant. Je chante à en mourir. Voilà tout l'opéra. Il est né il y a quatre siècles, à cet instant de l'Orfeo de Monteverdi (1607) où se prononce cette phrase : E morta ! Son histoire est celle d'un deuil impossible. Faire revenir la Prima Donna, retrouver la voix perdue, franchir le Léthé séparant le langage de la musique. Chaque opéra illustre ce mythe et ce chagrin. Tout comme le jeu d'Orphée arrache la morte aimée à la captivité des Enfers, l'opéra, en élevant son chant des mots et des morts, transporte ses personnages au-delà de leur destin. Fatale maladie, il s'adresse au plus obscur, au plus tendre, au plus sinistre de nous-mêmes. Il éveille l'enfant méchant, excite le despote terrorisé, émeut le délaissé anéanti. Il chante la douleur de désirer. |
RésuméExplore les figures de l'inconscient tel qu'il s'exprime sur les scènes lyriques, à travers les grandes oeuvres du répertoire, de Faust à Nixon in China, du Vaisseau fantôme à Peter Grimes, mais aussi dans la conception totalisante de l'art selon Wagner, dans le rôle des mots en général, ainsi que dans la place singulière que tient l'opéra dans l'homosexualité masculine. ©Electre 2026 |
Caractéristiques EAN
9782738109415
Nombre de pages
334
pages
Reliure
Broché
Dimensions
22.0
cm x
15.0
cm x
2.2
cm
Poids
454
g
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