Oeuvres complètes. Vol. 4. Le thomisme : introduction à la philosophie de saint Thomas d'Aquin
Etienne Gilson
Versailles, Lyon 2ᵉ, Lyon 6ᵉ...
Ce que dit l'éditeuroeuvres complètes « Ou ne peut enseigner saint Thomas. Car on ne peut l'apprendre, on ne peut que le recommencer. Eternelle jeunesse, perpétuelle fraîcheur d'une source qui ne cesse d'être source à moins de cesser d'exister. » Nul paradoxe en ces lignes, adressées au P. M.-D. Chenu, par Etienne Gilson en février 1942, l'année même où il met la dernière main à la quatrième édition du Thomisme, bientôt suivie, en 1944, d'une cinquième édition. Et en effet, depuis le tout premier cours, donné à Lille en 1913 et 1914 (Le système de S. Thomas), jusqu'à la dernière édition de 1965 (Introduction à la philosophie de saint Thomas d'Aquin), Gilson n'aura jamais, à la différence de quelques-uns de ses contemporains avec lesquels les relations furent souvent polémiques, enseigné une doctrine. Si dans la Préface, datée de janvier 1964, à la sixième et dernière édition du Thomisme, l'auteur nous apprend que « ce livre fut le compagnon de toute une vie », limité d'un tel livre n'en reste pas moins hautement problématique, ce que souligne fortement la même Préface : « Chaque fois que l'on recommence un livre, on obtient un nouveau livre qui suit son ordre propre et complique encore le problème. » Un premier cours donc, puis six éditions différentes (1919, 1923, 1927, 1942, 1944, 1965), non seulement révisées, amplifiées, mais profondément remaniées dans leur économie intente, en 1942 d'abord, en 1965 enfin. Dans le cadre de ce quatrième tome des OEuvres Complètes, il était naturellement exclu de redonner chacune des éditions dont plusieurs chapitres se recoupent : sans donc prétendre proposer ici quelque édition génétique ou historico-critique, nous nous sommes efforcé, en distinguant deux ensembles (celui des trois première éditions, celui des trois dernières, à partir de 1942), d'éclairer - à travers l'échange des correspondances, la réception critique des comptes rendus, les polémiques ouvertes ou couvertes - les motifs et les étapes de ce perpétuel « recommencement », visant toujours le retour amont, en quête de la source et de sa fraîcheur retrouvée. Un livre, des livres... ? Question abordée par Alain de Libera dans une Postface qui ne se borne pas à retracer quelques étapes de la « réception », mais tend à cartographier d'un côté et de l'autre de l'Atlantique une longue séquence de la recherche en philosophie médiévale où le thomisme gilsonien vient s'inscrire d'un siècle l'autre, en français comme en anglais, entre Paris et Toronto. |
RésuméIssue du premier cours sur saint Thomas, professé par E. Gilson à Lille en 1913-1914 et enrichi jusqu'en 1964, cette étude est une sorte d'initiation scolaire à sa doctrine. Saint Thomas aura contribué de manière décisive à définir une méthode historiographique : celle d'une histoire doctrinale, unitaire et cohérente, par-delà les clivages philosophiques et théologiques. ©Electre 2026 |
Caractéristiques Auteur(s) Éditeur(s) Date de parution
21 mai 2026
Collection(s)
Bibliothèque des textes philosophiques
Rayon
Saint Thomas d'Aquin : études
Contributeur(s) Jean-François Courtine
(Editeur scientifique (ou intellectuel)), Jean-François Courtine
(Préfacier), Alain de Libera
(Postfacier) EAN
9782711629039
Nombre de pages
1286
pages
Reliure
Broché
Dimensions
20.0
cm x
14.0
cm x
4.0
cm
Poids
950
g
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![]() À propos de l'auteurEtienne Gilson est un historien médiévaliste et un philosophe spécialiste de Saint Thomas d'Aquin et proche de jacques Maritain. Il a travaillé sur l'analyse historique de la philosophie et défini la philosophie chrétienne comme la transformation de la vérité crue en vérité sue. |

