La Bible expressionniste d'Arie van de Giessen
Maurice Culot , Raf Steel
Versailles, Lyon 2ᵉ, Lyon 6ᵉ...
Ce qu'on en penseÀ la manière d'un Chagall ou même d'un Pasolini, Arie van de Giessen, peintre hollandais qui a étudié les arts à Paris dans l'entre-deux-guerres, trouve son inspiration dans les thèmes bibliques. Très marqué par son éducation protestante, il revisite l'Ancien et le Nouveau Testament de manière toute personnelle, imprégné de sa connaissance de l'imagerie médiévale, des primitifs flamands et de la peinture en général mais aussi de son admiration pour Van Gogh dont il se sent proche. Son art, que l'on rapproche du courant expressionniste, exprime toute l'ambiguïté de la condition humaine, avec beaucoup de compassion. Ce très beau livre rend pleinement justice à cet artiste qui a toute sa place dans l'art figuratif européen. Viriginie, libraire à La Procure de Paris |
Ce que dit l'éditeurLe peintre expressionniste et navigateur hollandais Arie van de Giessen (1896-1950) trouve son inspiration dans la liberté que lui offre la mer, la nature, la vie simple et dure des paysans, et, pour une large part, dans la Bible. En 1928, il amarre son bateau à Paris et fréquente les académies Ranson et de la Grande Chaumière, où il dessine sous la direction d'Amédée Dubois de La Patellière et d'Othon Friesz. Son intérêt pour les thèmes religieux découle d'une éducation sévère dans un orphelinat protestant aux Pays-Bas. Il se sent proche de van Gogh et choisit de peindre l'ambiguïté de la condition humaine entre désespérance et rédemption. De l'Ancien Testament, il représente Adam et Eve chassés du Paradis, Agar répudiée par Abraham, le Chant de l'exilé, la Mélancolie. Le Nouveau Testament lui inspire des crucifixions, des Pietà, des dessins et des portraits d'un Christ à la fois démuni, perdu et compassionnel. Un Jésus ouvrier qui rend visite et se montre timidement à la fenêtre de l'atelier. À la manière des primitifs flamands et de l'imagerie médiévale, il interprète librement les grands textes sacrés. Ici, la figure d'Abel est représentée par un personnage féminin, là, dans une Pietà, un ange se substitue à Marie. Dans la tradition flamande des danses macabres, il peint la Mort en squelette ailé couvert d'un linceul qui se promène parmi les hommes. Il est épouvanté par les horreurs de la Seconde Guerre mondiale, et la révélation de Buchenwald lui inspire une série de dessins dramatiques où la Mort côtoie des suppliciés. « Adam et Ève laissèrent tomber quelques naturelles larmes qu'ils essuyèrent vite. Main en main, à pas incertains et lents, ils prirent à travers Éden leur chemin solitaire. » Ces vers de John Milton, qui concluent Le Paradis perdu, expriment parfaitement la compassion résignée d'Arie van de Giessen pour les êtres soumis, l'échine ployée aux peines de la vie, mais aussi traversés par une lumière d'espérance. Le peintre disparaît prématurément en 1950 au moment où son art s'oriente vers un expressionnisme abstrait. La Bible d'Arie van de Giessen se situe entre celle illustrée par Chagall et L'Évangile selon saint Matthieu de Pier Paolo Pasolini. |
RésuméPeintre expressionniste et navigateur hollandais, A. van de Giessen, peint une Bible dont il représente des épisodes dramatiques. A la manière de l’imagerie médiévale, il interprète librement les grands textes sacrés et s'inspire de la tradition nordique des danses macabres. Epouvanté par les horreurs de la Seconde Guerre mondiale, il met en scène des êtres suppliciés. ©Electre 2026 |
Caractéristiques Auteur(s) Éditeur(s) Date de parution
6 mars 2026
Rayon
Art sacré : thèmes
EAN
9782488271998
Nombre de pages
159
pages
Reliure
Cartonné
Dimensions
29.0
cm x
24.0
cm x
2.0
cm
Poids
986
g
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