Le philosophe entre chien et loup : Platon et le risque de la sophistique
Anthony Bonnemaison
Versailles, Lyon 2ᵉ, Lyon 6ᵉ...
Ce que dit l'éditeurTradition de la pensée classique Que faisons-nous vraiment lorsque nous philosophons ? Sommes-nous certains d'agir différemment des sophistes, ces maîtres de la querelle verbale ? Aucun philosophe n'a affronté ces questions avec autant d'intensité que Platon. C'est qu'à ses yeux, le sophiste ne se réduit pas à un simple adversaire intellectuel : il est cet autre avec lequel le philosophe est toujours confondu, comme en témoigne la condamnation de Socrate. Si les dialogues ont pour fonction de lever cette confusion, ils montrent à quel point cette entreprise est difficile, et combien le discours du philosophe risque de demeurer inaudible. Plus encore, la sophistique est cette pratique du discours que le philosophe ne peut jamais prétendre conjurer une fois pour toutes, et dont il doit reconnaître la puissance subversive s'il veut philosopher droitement. À travers une enquête sur les dialogues platoniciens (en particulier le Protagoras, l'Euthydème, le Théétète et le Sophiste), cet ouvrage interroge la part de risque inhérente à l'exercice philosophique. |
RésuméPhilosophie et sophistique s'entremêlent, le sophiste incarnant un double troublant chez Platon, comme l'illustre le sort de Socrate. A travers l'étude des dialogues platoniciens, l'auteur montre l'impossible rupture entre ces deux pratiques du discours. La sophistique, force subversive, hante la philosophie, rappelant les risques inhérents à la pensée. ©Electre 2026 |
Caractéristiques Auteur(s) Éditeur(s) Date de parution
29 janvier 2026
Collection(s)
Tradition de la pensée classique
Rayon
Platon
EAN
9782711632398
Nombre de pages
333
pages
Reliure
Broché
Dimensions
22.0
cm x
14.0
cm x
1.7
cm
Poids
390
g
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